L’accès aux informations scolaires via Scolinfo ne garantit pas toujours un partage équitable entre parents séparés. Malgré des dispositifs censés favoriser la transparence, certains établissements appliquent encore des règles restrictives, limitant l’accès de l’un des parents aux données scolaires de l’enfant.
Des situations de blocage subsistent, souvent à la discrétion de l’administration ou sur demande d’un seul responsable légal, au détriment de l’autre parent. Ce fonctionnement révèle un décalage persistant entre les recommandations institutionnelles et la réalité du terrain, soulevant interrogations et tensions dans les familles concernées.
Quand les écoles évaluent aussi les parents : comprendre la nouvelle tendance de notation parentale
Depuis quelques mois, un phénomène inattendu fait grincer des dents dans le système scolaire : la notation parentale. Oui, certains collèges et écoles de l’Hexagone expérimentent désormais des dispositifs où l’implication des parents est, elle aussi, soumise à évaluation par les enseignants. L’idée affichée : renforcer la coopération entre familles et équipes pédagogiques, dans l’espoir de soutenir la réussite scolaire des enfants.
Dans la réalité, cette pratique reste marginale et prend des formes diverses, que voici :
- Certains établissements mesurent la régularité de la présence parentale aux rendez-vous, la rapidité de réponse aux messages des professeurs ou la participation aux réunions de classe.
- D’autres préfèrent consigner une appréciation qualitative dans le dossier de l’enfant, sans points ni classement officiel.
Ce glissement s’inscrit dans une période où la relation entre l’école et les familles est scrutée de près, notamment avec la hausse des situations de parents séparés et l’essor de plateformes numériques comme Scolinfo.
Le débat est ouvert. Certains enseignants voient dans cette évaluation un levier pour nourrir le dialogue et détecter plus tôt les difficultés qui pèsent sur le quotidien des enfants. D’autres alertent sur le danger d’une stigmatisation, surtout dans les foyers déjà fragilisés par une séparation ou des contraintes organisationnelles. L’éducation nationale, pour sa part, n’a pas fait de cette démarche une règle générale. Sa priorité reste claire : accompagner chaque enfant, peu importe la configuration familiale.
Parents séparés, suivi scolaire partagé et plateformes comme Scolinfo : quelles conséquences et quelles questions pour l’avenir ?
La progression du nombre de familles séparées bouleverse les habitudes autour du suivi scolaire. Les échanges entre deux foyers ne vont plus de soi : chaque parent doit pouvoir accéder sans entrave aux informations qui jalonnent la scolarité de son enfant. À ce titre, les plateformes comme Scolinfo offrent une réponse technique, donnant accès aux résultats, devoirs et absences en temps réel. La promesse : limiter les oublis, renforcer la transparence entre l’école et les représentants légaux.
Plusieurs établissements facilitent désormais la double connexion sur Scolinfo : chaque parent dispose de son propre accès et peut suivre l’évolution de l’enfant, où qu’il se trouve. Pour autant, tout ne s’apaise pas. Au quotidien, il reste des zones de friction : notifications qui passent à la trappe, divergences dans l’interprétation des messages d’enseignants, casse-tête pour organiser les réunions de classe.
Côté équipe pédagogique, la question de la juste mesure s’impose. Comment garantir à chaque parent la même qualité d’échange et d’information, surtout quand la communication ne coule pas de source ? Certains enseignants racontent devoir redoubler d’efforts pour s’assurer que les deux parents reçoivent les éléments clés de l’année scolaire.
La digitalisation croissante du système scolaire soulève d’autres défis. Les outils actuels doivent-ils évoluer pour mieux s’adapter à la variété des familles ? Comment prévenir les risques d’exclusion numérique ? Autant de questions qui restent à explorer, au fil des retours de terrain et des besoins réels des enfants, en quête d’un cap stable, quelle que soit la complexité du foyer parental.
Face à ces mutations, le suivi scolaire partagé ne se limite plus à une affaire de plateforme : il interroge la capacité collective à bâtir des ponts solides entre l’école et toutes les familles, sans laisser personne sur le bord du chemin.


